lundi 20 juillet 2009

Anniversaire

Un anniversaire pendant les vacances c'est sympa. Aujourd'hui, Zaïna, la grande copine d'Erwan à trois ans.

Il semble qu'à Madagascar, comme tout bon vazaha qui se respecte, Erwan a vraiment beaucoup de copines :





Mais aujourd'hui, c'est bien la fête de Zaïna. Et les invités ne manquent pas :



Pour l'ouverture des cadeaux, évidemment, c'est un peu la bagarre. Erwan aussi veut les ouvrir. Le partage résout le conflit :



Zaïna souffle sa bougie :




Erwan y tient aussi évidemment :



Un petit clin d'œil pour le plat.....et un grand merci à Raïssa et Gladys pour l'organisation.


PPHHIILL

vendredi 17 juillet 2009

Les grottes d'Anjohibe


Un réveil un peu trop matinal à mon goût : 6h30. Nous sommes en vacances tout de même.
Le projet responsable de ce réveil anticipé : visite des grottes d'Anjohibe à 83 km au nord de Majunga, dont 63 km de pistes.
Le 4x4 est donc de rigueur. Les préparatifs s'éternisent quelques peu. Nous quittons la ville qu'à 10h00. Pas grave, nous sommes en vacances.

La piste est pas mal défoncée, on se fait bien secouer. La pause, malgré le soleil, est la bienvenue :



Une inscription :



Mes progrés en malgache sont très modestes. Je crois comprendre que quatre mots : tany (terre, sol), azo (bois), tsy (négation) et ato (ici, là) ! Bonne chance pour la traduction....

Retour dans le mixeur, deuxième pause, il est 13h00 et mon estomac me le rappelle avec force. Nous profitons tout de même de la fraîcheur de la rivière :



14h30, cela en fait des heures dans le mixeur ! C'est donc avec joie que nous arrivons enfin à destination : le lieu-dit la piscine. Voilà pourquoi :




Pendant que nous profitons de l'eau fraîche et cristalline de la rivière, cela ne chôme pas en cuisine :

Le résultat est au-dessus de nos espérances :




Mais nous ne sommes pas les seuls à être affamés :

C'est un sifaka, un lémurien endémique du nord de Madagascar. Comme tous les lémuriens, c'est une espèce en sursis.

Heureusement, Erwan est là pour les rassasier :





Le devoir accompli, c'est l'heure de la sieste, et pas seulement pour Erwan :





En attendant, les restes du repas ne sont pas perdus pour tout le monde :




Le soir arrivant vite, à 18h00 il fait nuit, nous montons les tentes. Erwan adore ses nouvelles cabanes :



La nuit est réparatrice. Dés son lever, Erwan se met au fourneau :



Après un bon petit-déjeuner, puisque nous sommes venus pour ça, nous allons visiter les grottes. Des torches ? Pourquoi faire ? Il n'y a qu'à se baisser pour les ramasser :


Puis s'engouffrer dans les entrailles de la Terre une fois allumées :



Les grottes sont vraiment magnifiques, les salles sont très grandes. Il reste encore les appliques de l'électrification datant de la colonisation !

Nous enchaînons avec un énième repas pantagruélique. Et nous faisons une dernière petite ballade avant de déjà préparer notre retour :


La question écolo du jour : c'est quelle espèce ? :



PPHHIILLL

mardi 14 juillet 2009

Katsepy


Cinq jours que nous nous engraissons à Majunga. Le désir de découvrir et de bouger devient pressant. Nous avons glané quelques infos la veille pour aller sur Katsepy, la presqu'île en face de Majunga. Il y a un bac quotidien qui part vers 7H00.

Nous sommes ponctuels, nous arrivons à 7h00 pile au port. Nous nous dirigeons vers la baraque de vente de tickets : nous partons à 7h30 sur le bac baobab. Le retour est prévu à 16h30.

Nous nous installons :



Nous partons à l'heure ! :



Jusque là, tout va bien. Nous nous préparons pour une traversée de 45 minutes sur une mer très calme. Nous sommes dans l'embouchure de la Betsiboka.

Au bout d'un quart d'heure de traversée, le pont du bateau s'anime et vire à 90°. Il se dirige vers des naufragés :



Les marins de l'équipage lancent une bouée et récupèrent un à un les naufragés. Sauf le capitaine qui reste à bord de sa pirogue. Il ne veut pas abandonner son embarcation.

Une grosse corde lui est lancée et il amarre solidement son épave. Le sauvetage est pour le moins rocambolesque. A tel point que la pirogue finie par passer sous le bac !



L'opération semble terminer mais le bac ne peut plus manœuvrer. Une corde s'est prise dans le safran. Un marin doit plonger un couteau entre les dents pour libérer le gouvernail :


Enfin, nous pouvons repartir. Mais la prise dans l'eau de la pirogue est telle que le bac est considérablement ralenti:



C'est donc avec deux bonnes heures de retard que nous accostons :



Nous errons alors dans le village de Katsepy sous une chaleur étouffante. Nous sommes en plein hiver austral ! :



La gare routière et ses véhicules tout terrain laisse augurer des pistes défoncées dans la région :


Il est trop tard pour aller jusqu'au phare, il est déjà 11h00. Nous décidons d'aller là a bonne table du coin, l'annexe de madame Chabot.

L'endroit est très agréable, nous commandons à 11h45. La THB est finie depuis longtemps quand le plat principal arrive : il est 13h15 ! Et nous étions les seuls clients !

Un dessert, un café, une sieste et il est déjà 15h30. Nous nous dirigeons vers le débarcadère pour reprendre le bac baobab à 16h00.

Nous arrivons sur la plage et voyons quelques personnes qui comme nous attendent le bac. Seulement pas de bac en vue ! Cela se confirme, il n'y aura pas de bac ! Pourquoi ? Personne ne sait ! Nous sommes une quinzaine à attendre un hypothétique retour sur la ville.

En attendant, je fais des pâtés avec Erwan qui lui n'est pas du tout inquiet :




Finalement, tout s'arrange, comme souvent à Madagascar. Une coque rapide nous ramène à Majunga en 40 minutes pour 2 500 Ariary ( 1 euro) par personne.

Arrivé au port nous vérifions les horaires et rotations du bac. Un retour était bien prévu ce jour à 16h30. Pas de doute, nous sommes bien à madagascar......


PPHHIILLL

samedi 11 juillet 2009

Majunga, la Paisible

Après nos déboires avec Air Mada, nous arrivons tout de même à Majunga et sommes accueillis à bras ouverts par Gladys et Philippe. Les jours se suivent et se ressemblent. La vie est douce à Majunga. Repas, siestes, baignades rythment nos journées.

Pas de doute nous sommes heureux :




Laurence se lâche, une langouste. A 5,50 €, elle aurait tort de s'en priver !



Erwan quant à lui est occupé aux bars avec ses pirogues :




Ses activités semblent éreintantes :


Et ce n'est pas fini, Erwan veut faire un tour en "charrette". Et nous voilà partis en pousse-pousse :



La même avec la cathédrale :



Puis un petit tour sur le front de mer :



Et puis la piscine :



Et puis le quad :


Philippe est l'heureux propriétaire de cet engin motorisé depuis deux jours seulement. C'est le véhicule idéal pour parcourir les pistes accidentées des faubourgs de la ville.

Pour finir deux clichés de "Chez tranquilllle", l'hôtel de Philippe et Gladys. Une très belle réussite. Il était d'ailleurs plein durant tout notre séjour. Nous avons du loger juste au-dessus à la villa mena.

Question : "Pourquoi quatre 'l' à tranquilllle ? Cela vient du nom de Philippe : 'Collell' avec quatre 'l' aussi. Deux 'l' pour voler et deux 'l' pour planer.....







PPHHILL, Majungaphile

mercredi 8 juillet 2009

Intermède à Diégo


Puisque Air Mad nous prive de ses vols, nous profitons de nos dernières heures à Diégo.





Un petit tour en bas de la ville, place Joffre:



La THB en 3m x 4m :




PPHHIILL, THBphage

Air Madagascar


Aujourd’hui, nous quittons Diégo par les airs à 15h05. Enfin, nous le croyons encore…car à notre arrivée à l’aéroport à 14h00 nous sommes seuls. Martin sort du taxi et hèle un agent. Réponse : le vol est annulé ! Aucune annonce dans les journaux ou à la télévision comme cela se fait habituellement. Nous réintégrons notre chambre fraîchement quittée et j’attends 14h30, heure d’ouverture de l’agence. C’est là que l’aventure commence……

14h30 tapante, je me rends à l’agence Air Mad à deux pas. Je suis étonné, il y a très peu de monde. Je suis reçu au bout de quelques minutes seulement. J’apprends que notre vol a décollé à 10h20 ce matin….Mais heureusement, j’apprends que le billet n’est pas perdu, je peux le changer en un autre vol national de mon choix. Super, mais il y a un seul vol direct par semaine pour Majunga. L’hôtesse me propose un vol le lendemain pour Tana avec une correspondance, à ma charge, le lendemain !!!! Là déjà, nous perdons une journée et au bas mot 400 € !

Je rentre à l’hôtel et fais part de ces nouvelles à Laurence. Pour l’instant trois options :

On passe par Tana , avec une nuit sur place, et le vol Tana-Majunga est à notre charge : coût 400 €.

2ème option, le taxi brousse : pas cher mais pénible, au moins 12h de route.

3 ème option : prendre le vol de la semaine prochaine, mais Laurence ne veut pas rester dans ce vent violent plus longtemps….

Nous décidons de faire la sieste avant de prendre une décision qui sera de toute façon pas satisfaisante.

16h00, je retourne à l’agence avec l’idée de demander toutes les rotations sur les vols Diégo-Nosy Be-Majunga pour tenter de démêler cette imbroglio. Sur Nosy Be, vols le lundi-jeudi-vendredi et de Nosy Be à Majunga mardi et jeudi. Je demande s’il n’y a pas une correspondance via Nosy Be. L’hôtesse me répond peut-être... Elle scrute son écran, j’angoisse, une lueur d’espoir…elle me dit que c’est compliqué, que c’est du travail !! Elle passe un appel téléphonique pour avoir des infos. Bilan : il y apeut-être un vol DIRECT vers Majunga, mais elle n’est pas sûr, alors elle me demande de repasser le lendemain matin à l’ouverture de l’agence à 7h30.

Jeudi, 7h30 tapante, je suis assis sur les marches de l’agence en attendant son ouverture. 7h35, anxieux et plein d’espoir je me dirige vers un bureau et demande une résa sur le vol direct sur Majunga. Miracle, la réponse est positive !!! Nous décollerons à 16h30 pour une arrivée à 17h45 à Majunga. Je rentre heureux et soulagé à l’hôtel et prend avec joie mon petit-déjeuner.

9h30, un appel à l’hôtel d’air mad pour monsieur Guillet : le vol direct est devenu indirect et passe par Tana avec une correspondance le lendemain matin. !! Heureusement, cette fois la faute en incombe à la compagnie aérienne qui nous prendra donc en charge à Tana.

15h00, départ en taxi, 15h30 nous enregistrons. Et là, nouvelle surprise, notre vol part bien à Tana, mais via Nosy Be. Notre vol direct du matin à déjà changé deux fois et est de moins en moins direct !!

Ensuite nous apprenons que nous changeons d’avion à Nosy Be pour prendre une correspondance vers Majunga à 19h00. On doit donc récupérer nos bagages à Nosy Be et réenregistrer. Information qui sera contre-dite cinq minutes plus tard. Nos bagages suivront automatiquement, nous n’aurons pas à refaire l’enregistrement. Nous devrons tout de même vérifier à Nosy Be que nos bagages partent dans le bon avion. Comment ? Personne ne le sait !

Nous décollons à 16h45 avec seulement un quart d’heure de retard. Le vol semble bien aller vers Nosy Be. Nous sommes en partie rassurés.

Nous atterrissons effectivement à Nosy Be vingt minutes plus tard. Nous serons en transit, nos bagages seront bien là, nous arriverons effectivement à Majunga le soitrà 20h20. Quinze minutes de retard seulement sur l’horaire prévu deux heures auparavant……

Merci air mad, maintenant je sais que je suis définitivement à madagascar et nulle-part ailleurs !!

PPHHIILL, philosophe aérien

mardi 7 juillet 2009

Kite session

Avec le vitara de Denis, nous arrivons à la baie de Sakalva vers 14h00. Bientôt rejoint par un autre résident, Bernard. Nous faisons le même constat, c’est fort, très fort. Un kiter part en 5 m2, mais il est un peu surtoilé…..

En fin d’après-midi, le vent s’essouffle enfin. Tout devient soudain très calme, c'est pétole, je peux enfin sortir ma 7 m2. Denis partira en planche avec une 4 m2.

Je tire quelques bords, le vent est très irrégulier, au point que mon aile finit par tomber comme une feuille morte dans l’eau. Je parviens à la faire redécoller facilement jusqu’à l’incident : un petit bruit sec claque comme une corde de guitare. Mon aile virevolte et tombe. Pas de doute, je viens de casser une ligne. Je sais que cette fois je ne pourrais plus repartir. Je n’ai pas d’autre choix que de nager jusqu'à la plage. Je scrute le rivage en divers endroits pour voir si je dérive. Car Denis m’a parlé de courants sortants parfois violents alors je m’inquiète un peu. D’autant que la marée descend et que la baie se vide comme une baignoire....

Après quelques minutes de natation, ne voyant pas de progression significative, je décide de rattrapper mon aile et de tenter de rentrer en m’aidant du vent en tenant mon aile par les oreilles. J’atteins assez facilement l’aile et le vent s’engouffre dans la toile et me tire vers la plage. Mais la barre et les lignes semblent me retenir. Je décide de tout larguer et de garder que l’aile et la planche. Je sens alors que les lignes entravent ma cheville droite. Je m’allonge dans l’eau et pose mon pied droit sur l’aile pour tenter de me libérer. Peine perdu,e je suis définitivement ligoté à mon aile. Si une ligne s’accroche au fond, c’est la noyade assurée. Heureusement, dans la baie il n’y a que du sable ou presque. Je suis quand même inquiet et je peste d’avoir perdu mon coupe ligne. Je n’aurais pas hésité une seconde à sacrifier mes lignes pour me libérer. Mais je n’ai pas d’autres solutions que de nager avec mon aile.

Au bout d’un quart d’heure, Denis me rejoint en planche pour s’assurer que tout va bien. Je lui demande s’il y a du courant qui me tire vers l’extérieur, car je n’ai pas l’impression de m’approcher de la plage. Peine perdue, il ne m’entend pas. Il repart, preuve que finalement, là ou je suis-je ne risque rien.

Il n’a pas tort, 10 minutes plus tard je m’échoue sur le sable, soulagé. Je pose mon aile et tente de libérer ma cheville. Le nœud a triplé de volume, je ne peux rien faire. Je décide de rentrer à pieds toujours prisonniers des lignes de mon aile. Il faut s’y mettre à deux pour me libérer la cheville et à 5 pour démêler la formidable pelote que j’avais faite avec mes lignes !

Bilan : pas une de mes lignes n’a cassé !!! J’ai une tête d’alouette qui a rippé à la suite de la chute dans l’eau de mon aile…pas de chance. Je vais refaire les nœuds avant ma prochaine session.


PPHHIILL, kiter-nageur-tricoteur